La thérapie vocale: Philippe Barraqué, musicothérapeute

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Philippe Barraqué est docteur en musicologie et musicothérapeute. Il est l’un des pionniers de la thérapie vocale en France, activité qu’il a débutée en 1985. Il a notamment créé sa propre méthode intitulée La voix qui guérit.

Philippe Barraqué se situe dans une approche résolument différente de celle du phoniatre. C’est tout d’abord un musicien qui s’est notamment inspiré des sons issus de traditions orientales, comme les chants diphoniques d’Asie centrale ou encore des sons utilisés dans les techniques de relaxation, comme le yoga.

« Le but de la thérapie vocale est d’amener la personne à exprimer par des sons ou parfois des cris, un vécu qu’elle ne peut dire par les mots. Ce sont des sons qui ne sont pas mentalisés, calculés, mais exprimés de façon spontanée en état de relaxation. La voix permet de sortir les différentes strates accumulées, les non-dits, les traumatismes anciens, les blessures de l’enfance. Elle amène la personne à se libérer de ses tensions, à être mieux dans son corps et dans sa tête », explique Philippe Barraqué.

Dans ce qu’il appelle son bilan psychovocal personnalisé, le musicothérapeute va établir une sorte de carte d’identité vocale de la personne. Il lui fera chanter des voyelles et des consonnes sous différentes fréquences et établira ensuite un inventaire détaillé.

« Le but de la thérapie vocale est d’aider la personne à trouver en soi ce qui ne résonne pas et ne raisonne pas. Certains blocages peuvent renvoyer à des problèmes d’ordre physiologique, d’autres ont des origines psychologiques. Les personnes qui ont des problèmes au niveau thyroïdien ont souvent de la difficulté à sortir le son « a » par exemple. Une voix étouffée ou essoufflée peut renvoyer à une natalité ou un vécu prénatal difficile », évoque Philippe Barraqué.

À l’issue du bilan qui se fait en une seule séance, Philippe Barraqué va proposer une série d’exercices à pratiquer seul à la maison pour essayer d’établir certaines corrections. Il donne aussi quelques conseils sur la respiration, la bonne posture à adopter pour mieux sortir sa voix. Tous ces exercices se retrouvent sur des CD avec lesquel chacun peut s’exercer seul à sa guise.

Pour le musicothérapeute, la thérapie vocale est non seulement indiquée pour les problèmes d’anxiété, de stress ou de burn-out, mais également pour certaines douleurs physiques, comme le mal de dos par exemple ou encore en accompagnement d’une maladie chronique.

Marc Olano, journaliste à la revue Sciences Humaines



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OUI, le mantra de la vie – Philippe Barraqué

Pratiquez chaque jour : OUI, le mantra de la vie.

OUI, c’est un mot simple, joyeux, qui peut changer votre vie.

Scandez-le comme un slogan : OUI OUI OUI OUI OUI OUI…

OUI est un moyen extraordinaire pour franchir les obstacles et se surpasser.

OUI attire le positif, c’est le mantra de la loi d’attraction.

Dites OUI à voix basse 100 fois par jour, ou plus.

OUI, c’est le mantra de la joie et de l’abondance.

Accueillez

Acceptez

Dites OUI à la vie !

Philippe Barraqué, musicothérapeute


Livre Mantras de guérison Plus de 500 mantras pour agir sur les maux du corps et de l’esprit, Philippe Barraqué, Guy Trédaniel éditeur [ISBN 9782813209733] (+CD)


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La vérité sur le diapason naturel 432 Hz – Philippe Barraqué

diapason2On vous parle souvent du La 432 Hz comme étant le diapason naturel, la fréquence qui vous harmonise et vous procure du bien-être. Qu’en est-il exactement de ce diapason quasi magique qui serait capable de réaligner vos neurones, de modifier votre ADN et de vous faire chanter le son universel OM sur la tonalité juste ? Philippe Barraqué, musicothérapeute et éminent musicologue rétablit la vérité.

La note qui vous accorde

Retournons aux sources de ce diapason énigmatique : une fréquence quasi mystique qui fait couler beaucoup d’encre et alimenté des rumeurs. On lit beaucoup d’informations sur les réseaux sociaux, non seulement sur le La 432 Hz, mais aussi sur d’autres fréquences capables de favoriser l’ouverture du cœur, de nettoyer vos chakras, même de soigner vos plantes d’intérieur ! Certaines fonctionnent – celles qui reproduisent les taux vibratoires des remèdes naturels – d’autres pas.

Commençons par une dose homéopathique de solfège (le vilain mot !). La note La est la sixième note de la gamme musicale. Il est d’usage de la considérer comme la note qui permet à un orchestre de s’accorder mais aussi à harmoniser vos énergies. En général, c’est le hautbois qui donne le ton à l’orchestre symphonique ou le chef de chorale qui écoute le son « La » sur son smartphone.

En yoga du son, c’est aussi sur un La que vibre le sixième chakra Ajna qui, selon le maître spirituel Sivananda, « détruit tous les effets du karma ».

La longue saga du diapason

Diapason, c’est un nom qui vient du grec ancien « dia-pasôn » et qui se traduit littéralement par « d’un bout à l’autre ». Il a d’abord servi à déterminer l’intervalle d’octave, c’est-à-dire l’espace de huit degrés qui va d’une note de même nom à une autre (Do medium à Do aigu par exemple). En effet, avant que l’on « tempère » la gamme en demi-tons égaux entre eux, les intervalles de quinte et d’octave étaient dissonants. Ce sens premier du mot diapason perdurera jusqu’au Moyen Age. Une époque où la musique se jouait naturellement, sans se soucier de son impact physique ou émotionnel. Tout au plus servait-elle à séduire par les chants d’amour courtois ou à galvaniser les armées de chevaliers.

La notation musicale du plain-chant grégorien offrait aux religieux une certaine liberté d’interprétation : les sons vocaux monodiques sortaient et les harmoniques des voyelles latines résonnaient sous les voûtes cisterciennes. Elles auraient pu fusionner avec les sonorités hindouistes des voyelles sanskrites, toutes deux unies dans les mêmes résonances nasales et maternelles faites de « Om » et de « Um ». Il y eut, bien sûr, les harmonies célestes d’Hildegarde de Bingen, abbesse et thérapeute visionnaire, mais ses pouvoirs, limités aux frontières de l’Occident, ne peuvent être comparés à ceux attribués à la musique par les grecs et les égyptiens, et ce depuis la nuit des temps.

La médecine primordiale par les sons

En effet, en Grèce et en Egypte, mais aussi dans tout le Moyen Orient (soufisme), la musique avait autant sa place au niveau politique et sociétal que dans les domaines des arts et de la médecine primordiale. Certaines incantations et morceaux instrumentaux, utilisant des modes musicaux anciens (dorien, phrygien, etc.), favorisaient la concorde du peuple, prémunissaient des morsures de serpent, guérissaient les coxalgies, adoucissaient les douleurs de l’enfantement, et bien d’autres maux encore. On a donc rien inventé avec la musicothérapie!

Bien entendu, la science des sons indienne et chinoise a toujours su harmoniser le corps et l’esprit, les flux énergétiques des chakras et des méridiens, en correspondance avec des notes de musique, des mantras, des sons de purification, bien qu’il soit parfois difficile d’établir des concordances musicales entre ces deux systèmes souvent antagonistes.

On voit donc que les systèmes musicaux de l’Antiquité répondaient à tous les besoins de la société en prenant pour diapason les tonalités multiples de la musique cosmogonique des planètes. Ils étaient fondés sur des gammes et des intervalles complexes, notamment ceux de la musique pythagoricienne.

La note personnelle

En Inde, le système musical est très sophistiqué constitué de micro-intervalles, de shrutis qui induisent des états émotionnels, de ragas qui célèbrent chaque heure de la journée. Le « Sa » constitue la note personnelle du musicien sur laquelle il bâtit sa gamme (« Sa Re Ga Ma Pa Dha Ni ») : un diapason naturel et sur-mesure. De même, lorsque vous avez des affinités avec une personne, vous vous connectez inconsciemment à son « Sa ».

Bien des siècles plus tard, les occidentaux utilisèrent leurs connaissances en électro-acoustique et multiplièrent les fréquences à l’infini, de l’audible à l’inaudible, de l’oreille humaine à l’oreille céleste. Des compositeurs comme Pierre Boulez ou Edgard Varèse s’en servirent comme matériau sonore, déstructurant les gammes, fragmentant le temps et l’espace, explorant tous les possibles du son, réinventant chaque jour de nouveaux diapasons éphémères en quête du son absolu, de la vibration première, celle du Créateur.

Toute la vérité sur le « La »

Lorsque vous improvisez une mélodie chantée, vous vous accordez spontanément sur un La dont la fréquence se situe entre 392 et 432 Hz, et non pas sur celui actuel à 440Hz. Ce n’est pas pour rien que les instruments anciens de la musique baroque sont souvent accordés sur un diapason plus bas facilitant l’accompagnement des voix. Mozart composait sur un pianoforte accordé sur un La 422 Hz. Toutes ces données musicologiques corroborent l’utilisation de diapasons généralement plus bas qui vous relient aux battements périodiques de l’origine de la vie. Mais dire pour autant que le La 432 Hz agit sur le milieu liquidien de nos cellules reste une argumentation sans fondement scientifique car la fréquence de l’eau est proche de celle des rayons infrarouge et transposée quelque trente octaves plus bas, elle fait entendre un Ré # sur 310 Hz, loin de la fréquence mythique qui fige les cristaux d’eau gelée!

Les fluctuations du diapason

Autant dire que la tonalité du diapason fluctua au cours des siècles car comment imiter la musique des sphères avec sept malheureuses notes de musique ! La pensée unique et scientifique ne régnant pas encore, le diapason s’arrangeait avec les tentatives empiriques et fantasques des musiciens. En France, les diapasons de l’époque baroque variaient entre 392 et 415 Hz. En Italie, ils s’adaptaient en fonction des variations climatiques et de la « fantasia » : de 390 Hz à Rome à 460 Hz à Venise.

Du diapason à 404 Hz, vers 1700, à celui en usage à l’Opéra de Paris, en 1859, on était passé à 448 Hz, soit près d’un ton supplémentaire. Le Congrès International de Paris de 1859 y mit bon ordre en le faisant redescendre à 435 Hz, « par une température de 18 degrés », précisait la commission d’experts.

Donnez-moi le « La »

Le diapason, c’est vous, ce que vous y mettez de vibrations positives, ce qui fait « son » et sens en vous. Prenez conscience que votre corps est une oreille en totalité, comme aimait à le rappeler le professeur Alfred Tomatis, et que vos plexus, votre colonne vertébrale, entrent en résonance avec les éléments naturels, tout comme les cordes d’une harpe éolienne vibrent sous l’effet du souffle du vent. C’est ainsi que la sage indienne Mâ Ananda Moyî nous enseigne que « notre corps est un instrument de musique». Il suffit d’y jouer les bonnes notes et sur les bonnes tonalités pour se maintenir en bonne santé !

Pour cela, vous pouvez trouver dans le commerce un diapason thérapeutique (accordé si possible à 432 Hz !) que vous mettrez en vibration et poserez sur un point d’acupuncture, un plexus, un chakra ou juste derrière l’oreille. Mais appuyer sur la touche La 440 d’un piano est aussi une expérience vibratoire intéressante comme poser un bol chantant émettant cette fréquence sur une zone du corps à harmoniser.

Les fausses rumeurs

Pourtant, certains esprits tourmentés prétendent aujourd’hui sur la toile que c’est le régime nazi qui a établi la fréquence actuelle du diapason à 440 Hz. La théorie du complot sévit dans tous les domaines, même les plus inattendus. Il n’en est rien puisque cette tonalité a été fixée à Londres en 1939 et validée définitivement en 1953. Vaste résolution qui dans les faits fut que partiellement respectée. En effet, il est courant qu’un orchestre classique s’accorde un peu plus haut pour tenir compte des variations de température des salles de concert. Cela ne fait pas le bonheur des artistes lyriques qui « plafonnent » avec leurs contre-uts et s’égosillent dans les aigus. A tel point que dans les années 1970, Pavarotti et quelques autres créèrent en Italie une association pour que le diapason baisse. On revenait quasiment au point de départ : un La en dessous de 440 Hz !

La fréquence du Om universel

Pour conclure cette saga sonore sur une note plus légère, j’ai en tête ce très beau diapason en métal rutilant que sortait de son coffret Maud Forget, directrice émérite de l’Ecole Normale de Yoga, où j’enseignais le yoga du son aux futurs professeurs. Cette vieille dame toujours vaillante avait commandé en Autriche ce très bel instrument en forme de U. Au moment où elle le mettait en vibration et le posait sur le sol, il en sortait un La miraculeux 432 Hz repris par un chœur de « Om » qui touchait nos âmes et nous unissait à jamais dans le cercle infini du Vedanta.

C’est ce son que je garde toujours au plus profond de moi, comme une caresse du dedans, un élan ultime vers le son incréé qui précéda la vie. Le diapason fait partie de votre histoire personnelle, vous y mettez ce qui vous guérit et ce sont vos vibrations de l’âme qui vous soignent.

Philippe Barraqué, musicothérapeute, docteur en musicologie


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Le mantra du samedi – Philippe Barraqué

Philippe Barraqué, musicothérapeute et auteur du livre Mantras de guérison, paru récemment aux éditions Guy Trédaniel, partage avec vous le mantra du samedi – et des jours suivants : la pyramide intérieure. Bonne pratique!

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Philippe Barraqué offre 2 mantras de guérison

Mantras de guérison, le nouveau livre de Philippe Barraqué, musicologue et musicothérapeute, réunit plus de 500 mantras pour agir sur les maux du corps et de l’esprit. Cette petite anthologie est une première dans ce domaine et pour pratiquer dès maintenant, Philippe Barraqué vous offre 2 mantras à utiliser sans modération.


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Mantras de guérison, le nouveau livre de Philippe Barraqué

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Mantras de guérison, c’est le nouveau livre de Philippe Barraqué qui sort en novembre aux éditions Trédaniel, un livre très attendu car unique en son genre. Jugez plus tôt : Philippe Barraqué, musicothérapeute, ethnomusicologue, propose plus de 500 mantras issus de différentes traditions, certains créés par lui, pour soulager les maux du corps et de l’esprit. Un décryptage s’impose.

Les mantras sont des phrases ou des syllabes sacrées auxquelles on attribue un fort pouvoir spirituel et de nombreuses vertus thérapeutiques. Ces sons incantatoires nous sont parvenus par les traditions orales — bouddhisme, celtisme, chamanisme, christianisme, ésotérisme, kabbale hébraïque, kototama, reiki, yoga, zen — dans lesquelles ils existent sous de multiples formes et permettent de se relier aux forces divines grâce à leur incroyable force vibratoire.

Dans le livre Mantras de guérison, découvrez ainsi plus de 500 mantras issus des origines les plus diverses, dont certains créés par l’auteur lui-même, réunis pour la première fois dans un même ouvrage. L’auteur vous dévoile comment les utiliser pour bénéficier au mieux de leurs nombreux bienfaits et de leurs pouvoirs de guérison.

Un index thématique vous permettra de trouver, parmi ces mantras, le plus adapté à votre situation : blocages, bonheur, concentration, dépression, enracinement, épreuve, expansion de conscience, estime de soi, grossesse, karma, maladies, obstacles, pensées négatives, peurs, protection, purification, renaissance, réalisation, somatisation, sexualité, souffle, vitalité, etc.

Un CD de 24 titres vous fera profiter de toute la puissance vibratoire des mantras pour favoriser votre bien-être et votre révolution intérieure. Un petit extrait avec le mantra égyptien « Aréioum » : à écouter ici


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Le yoga du son par Philippe Barraqué

le-yoga-du-son-p-barraque-red Le Yoga du son nous aide à trouver l’accord, à rétablir l’harmonie de l’être, tant dans le bon fonctionnement des organes, des glandes endocrines, des centres énergétiques que dans le lien souvent interrompu avec les éléments primordiaux.

Pour cela, il faut lâcher prise, se laisser porter, emporter dans les tourbillons harmoniques des Mantras, plonger dans les vibrations profondes des syllabes sacrées, absorber dans chaque goutte sonore d’un mot sanskrit auquel on associe le mouvement ou le geste juste. Le Yoga du son est bien plus qu’une technique de relaxation et de guérison, c’est un art de vivre chaque résonance au plus intime de soi.

Y-a-t il plusieurs formes de Yoga du son ?

On a tendance aujourd’hui à le considérer comme un terme générique englobant des pratiques vocales diverses : chant celte, chamanique, soufi, etc. Il est bon de rappeler que les origines du Yoga du son sont indiennes et qu’avant de se disperser aux quatre coins du monde des traditions orales, l’immersion sonore dans le panthéon sonore védique est indispensable. C’est dans ce berceau de l’Inde et de l’hindouisme que le Yoga du son s’est répandu dans les milieux brahmaniques, bouddhiques et chez les Jaïnas, une religion fondée par Mahâvirâ, « le Grand Héros », vers 400 av. J.-C. Rien n’empêche ensuite de suivre la Voie que le Yoga a empruntée en s’initiant aux sons et aux mantras du bouddhisme tibétain et zen.

Quelles sont les techniques utilisées ?

La finalité du Yoga du son n’est pas, à la manière des soufis ou des chamans, de parvenir à l‘extase, mais plutôt à un état « d’enstase » (selon l’expression de Mircea Eliade), c’est-à-dire dans une forme d’exaltation très profonde de méditation sur soi-même : le Samâdhi. Pour cela, on utilise des monosyllabes (Bîjas), des formules syllabiques répétitives (Mantras), associés à des postures corporelles, des gestes symboliques (Mudras), des diagrammes (Yantras), des visualisations, des couleurs, etc. Selon sa forme étudiée, le Yoga du son prend différentes appellations traditionnelles : Mantra-Yoga (pratique des Mantras), Nâda-Yoga (énergie vibratoire), Shabda-Yoga (nature transcendante des sons).

gayatri Quels sont les effets bénéfiques du Yoga du son ?

En vous conviant à explorer vos résonances, vos vibrations, vos rythmes internes, vos souffles, le Yoga du son renforce vos capacités mentales (concentration, intuition, réceptivité) et votre résistance aux maladies (défense immunitaire, régénération cellulaire). En effet, le pratiquant dispose d’un grand choix de sons puissants capables de traiter la plupart des maux courants, notamment les pathologies chroniques, les problèmes psychosomatiques et les difficultés d’expression et de communication.

Parmi ses effets bénéfiques constatés, citons :

  • Un état de détente favorisant la libération des tensions musculaires liées au stress et régulant les fonctions respiratoires, circulatoires et endocriniennes.
  • Un ralentissement des ondes cérébrales par synchronisation des deux hémisphères.
  • Une action antalgique par la sécrétion d’endorphines durant l’intonation des sons.
  • Une tonicité mentale et un renforcement des mécanismes de défense du métabolisme.
  • Une amélioration des troubles liés à un déséquilibre des systèmes nerveux sympathique et parasympathique : arythmie cardiaque, désordre digestif, etc.
  • Une meilleure structuration spatio-temporelle pour les personnes en perte de repères, ne sachant pas gérer leur emploi du temps et canaliser leurs énergies.
  • Un apaisement affectif, une amélioration des troubles du comportement.
  • Une relation privilégiée avec le concert de la nature se répercutant sur son mode de vie et sa manière de s’alimenter, de se soigner.
  • Une audition plus fine des sons et des vibrations agissant sur les troubles auditifs et de la perception.
  • Un rétablissement des rythmes biologiques et du contact avec la réalité.
  • Une qualité d’écoute et d’attention facilitant les liens relationnels et améliorant la socialisation.
  • Une connaissance de soi approfondie et un développement des potentialités créatives.
  • Une exploration ludique des états modifiés de conscience produits par les sons favorisant l’éveil et la transformation.

Y a-t-il des contre-indications à le pratiquer ?

Le Yoga du son vous rétablit dans vos résonances internes et ne demande pas de posture compliquée. Il est donc conseillé pour les personnes qui, du fait de leur âge ou d’une déficience, n’ont pas les conditions physiques pour faire les Asanas ou s’asseoir à même le sol. Il n’y a pas non plus de contre-indication pour la femme enceinte, bien au contraire : l’immersion sonore contribue à l’épanouissement de la mère et de l’enfant. Toutefois, la pratique sonique doit être douce et la respiration abdominale bien contrôlée. En cas de problème de santé, il est important de rester à l’écoute de son corps, de ne pas aller au-delà de ses possibilités. Si nécessaire, prenez conseil auprès de votre médecin traitant.

Les seules contre-indications concernent certains troubles mentaux : malades psychotiques notamment. Toutefois, mon expérience de musicothérapeute me permet d’attester que ce Yoga sans posture a été bien souvent bénéfique, même dans des cas jugés difficiles, sans que cela n’interfère avec les traitements médicaux.

 yoga-du-son-jfyoga Comment puis-je utiliser le Yoga du son au quotidien ?

Les utilisations sont nombreuses notamment contre le stress, l’anxiété, les peurs mais aussi pour les soins naturels et le bien-être.

  • Accordez-vous quelques minutes par jour pour émettre des sons, respirer, cultiver le silence.
  • Isolez-vous des nuisances sonores de la ville ou de votre voisinage en pratiquant le Yoga du son. Par exemple, transformez mentalement les fréquences graves d’une chaine hi-fi particulièrement envahissante en leur associant le son OM ou en répétant un Mantra sur le même rythme.
  • Un son intériorisé durant un examen médical, une séance d’acupuncture ou d’ostéopathie accompagne le geste du praticien, réduit la douleur et aide à optimiser les effets thérapeutiques.
  • Un Mantra répété intérieurement calme l’anxiété, la peur du dentiste, la timidité excessive. Les mots peuvent être simples, faciles à retenir, mais chargés de sens : « Oui », « Alléluia » sont des Mantras !
  • A chaque fois que vous vous sentez en difficulté, récitez en vous-même une formule mantrique ou intériorisez un son. Cela vaut pour les situations extrêmes, les conflits, les émotions perturbatrices comme pour trouver facilement une place de parking !
  • Emettre des sons pendant son soin de beauté, sa thalasso ou sa SPA personnelle, libère le mental et procure des sensations très agréables de fluidité et de pureté.

L’énergie et le son, comment ça marche ?

C’est un échange constant d’énergie qui s’opère entre le moment où vous émettez votre son et l’instant où vous le rendez au silence. Lorsque vous le projetez dans l’espace, vous dispersez des milliers de particules d’énergie autour de vous qui interagissent sur les personnes qui vous entourent, le lieu où vous vous trouvez et bien au-delà encore ! Quand vous refermez la bouche pour que le son résonne intérieurement, vous récupérez cette énergie qui s’est enrichie et transformée grâce aux vibrations des êtres, des lieux et des mondes qu’elle a touchés. Mais l’énergie vibratoire (Nada) circule aussi par le simple pouvoir de la pensée, de la prière, ou par la présence d’un maître : « son silence vibrant » (Anâhata Dhwani) est capable de modifier votre champ énergétique et de vous libérer des maladies.

pbarraquemus2-cover Comment le Yoga du son peut-il me faire du bien et me libérer ?

Bien sûr, le Yoga du son, en stimulant vos plexus, en massant harmoniquement vos organes, en régénérant votre respiration, a des vertus thérapeutiques, mais ce ne sont que les effets physiques – presque secondaires – d’une transformation plus profonde. Comme vous le savez maintenant, l’expérience commence quand le son échappe au contrôle de la conscience. Le Yoga du son est un moyen de dépasser le bruit que produit notre être extérieur, de sortir de son ego, de faire taire ses conflits humains, de s’extraire de son microcosme, de se détacher – ne serait-ce que le temps d’un inspir – des vicissitudes de l’incarnation.

« C’est la notion de « toi » et de « je » qui a toujours maintenu votre mental captif, nous dit la grande sage indienne Mâ Ananda Moyî. Vous devez comprendre qu’il faut utiliser la combinaison de sons qui a le pouvoir de vous libérer de cette servitude. En vérité, c’est par le son que l’on pénètre dans le silence ; car il est manifesté dans toutes les formes, sans exception. »

En quoi le Yoga du son ouvre-t-il la Voie?

Le son trouve sa plénitude lorsqu’il cesse de parler à nos sens. Chaque pratique mantrique tend vers la vibration pure, « le son au-delà du son ». Ces expériences sonores invitent au lâcher prise, à un abandon de soi, à une écoute globale tournée vers les autres, dans toutes les directions de l’univers. Cet état de « non-son » permet d’accéder à la connaissance, parfois à l’Illumination.C’est sur ces chemins qui mènent à la nature transcendante de la vibration que les sons vous entraînent. Le Yoga du son est une Voie vers ce retrait.

« Les maîtres védiques étaient capables de sommer le soleil et la lune et toute forme d’énergie par la vibration, nous rappelle le maître indien Nithyananda Dhynapeetam. Par le son, tout simplement, ils étaient capables d’influencer toutes choses et de réaliser tout ce qu’ils voulaient.»

livre-le-yoga-du-son-int-om1 Nécessite-t-il des connaissances musicales particulières?

Il n’a rien de commun avec la musique, telle qu’on la définit sur un plan esthétique en Occident. Le Yoga du son cherche à vous faire découvrir votre résonance profonde à partir de monosyllabes ou de mots réitérés qui vont s’inscrire durablement en vous. Peu importe que votre voix soit belle, que votre chant ne reproduise pas exactement les notes musicales sur le clavier, car le son n’est ici qu’un support d’évolution et non une finalité. Il faut donc prendre les indications de note musicale en relation avec chaque chakra pour ce qu’elles sont : des indications! Si le troisième chakra correspond à la note Mi, selon la tradition, dites-vous bien qu’il ne s’agit pas d’un son figé – au demeurant issu d’un mode musical indien – et que c’est votre tonalité personnelle, votre chant du cœur, qui s’exprime avant toute chose.*

*Cet article est extrait du livre Le Yoga du son, Philippe Barraqué, Guy Trédaniel éditeur [ISBN : 978-2-8132-0383-0]


Plus d’infos : www.yogaduson.info

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Bio : Fondateur de la thérapie vocale et auteur d’ouvrages de référence sur le bien-être par les sons et le développement personnel, le musicothérapeute et musicologue Philippe Barraqué transmet son expérience et sa passion pour la voix et ses pouvoirs de guérison dans le monde entier.


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